Des maraichères envahissent l’ex cimetière de Kasa-Vubu   Leave a comment

Des mamans maraîchères ne respectent pas les morts au cimetière de Kasa-Vubu.

Des mamans maraîchères ne respectent pas les morts au cimetière de Kasa-Vubu.

Après le lotissement de la pépinière de Bandalungwa, des maraichères de ce site ont, depuis quelques temps, du mal à produire à l’espace ex-Cimetière de Kasa-Vubu, situé au croisement des avenues Kasa-Vubu et Sao dans la commune de Kasa-Vubu. En ce lieu, les travaux champêtres se font de lundi à samedi. De loin, l’on n’aperçoit que la verdure des plates-bandes de légumes. Mais on perçoit également des silhouettes des maraichères en mouvement qui travaillent en ordre dispersé. C’est-à-dire chacun dans son espace. Les unes se livrent au labour et à l’arrosage des plates-bandes. Les autres par contre s’emploient à négocier les prix avec les revendeuses. A l’intérieur de cet espace, sont plantés aussi des arbustes servant par moment des lieux de repos ou d’abris contre le soleil. On y trouve aussi des petits restaurants de fortune. L’on peut encore observer sur ce lieu la présence des puits. Ces sources d’eau permettant aux maraichères d’arroser leurs champs. Les passants traversent innocemment ce lieu.

Des groupes de fumeurs dont les tristement célèbres « shegués  » ou enfants de la rue, envahissent régulièrement ce lieu le soir et y passent la nuit sans être inquiétés par les policiers. Ces bandits favorisent de fois le vol de légumes.  » Ils nous dérangent franchement. De fois, ils nous chassent pour saboter nos plates-bandes  » a expliqué une femme visiblement en colère. Avec un visage en sueur, une maraichère se plaint  » Je ne me retrouve plus depuis le lotissement de la pépinière de Bandalungwa. Là-bas, je faisais beaucoup de plates-bandes de légumes qui me rapportaient beaucoup d’argent. Je parvenais quand même à nourrir mes petits-fils. Mais ici à Kasa-Vubu, nous avons un problème de limites. Nous n’avons pas l’occasion d’aménager beaucoup de plates-bandes. À la pépinière de Bandalungwa j’avais un grand espace. Malgré les difficultés liées au manque de semences et à certains outils aratoires, les femmes travaillaient calmement sur ce lieu. Elles produisaient des légumes qui attiraient les revendeuses de différents marchés de la ville de Kinshasa. Ces dernières affluaient sur le lieu à chaque récolte « . Le conflit de limite demeure sans solution. Ce qui fait que les maraichères se regardent en chien de faïences entre-deux.

Depuis le lotissement de la pépinière de Bandalungwa, de nombreuses maraichères de cette zone tournent le pouce à la maison.

 

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Publié 9 janvier 2013 par rachidimabandu dans société

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