Le phénomène filles- mères prend de l’ampleur à Kinshasa   Leave a comment

Les enfants de la rue se recrutent aussi parmi les filles-mère à Kinshasa.

Les enfants de la rue se recrutent aussi parmi les filles-mère à Kinshasa.

Le phénomène  « filles-mère » dans la ville de Kinshasa préoccupe désormais certains parents kinois. Il est devenu monnaie courante presque dans toutes les communes de la ville. Et, pas seulement à Kimbanseke, Ngaba, Selembao, Makala, Bumbu, Maluku, Kinseso, Masina quartiers 1,2 et 3 comme autrefois.  Aujourd’hui, ce phénomène se répand dans toutes les municipalités  de Kinshasa. A savoir : à Kintambo, Kalamu, Limete, Lemba, Bandalungwa, Matete etc. Comment expliquer ce phénomène ?

C’est en fait, des filles mineures et majeures qui deviennent grosses avant le mariage et terminent leur parcours dans le toit parental. Et, les autres sont déposées dans la belle famille, si les auteurs de grossesse l’acceptent. Mais certaines d’entre elles, après ou avant l’accouchement, retournent au toit familial le plus tôt que prévu. Plusieurs raisons sont avancées : les conditions d’accueil ne répondent pas aux normes ou sont inacceptables pour la plupart d’entre elles. Mais pourquoi ce phénomène « filles-mère »  prend de l’ampleur dans les coins et recoins de la ville de Kinshasa, qu’est-ce qui peut- être à la base de ce phénomène ? Certains kinois interrogés donnent leurs avis. 

Bienvenu Mbombo Ebene, président d’une organisation  des jeunes, 37 ans : « Les causes du phénomène «  filles-mère » varient selon les milieux et les catégories sociales. Pour les communes périphériques, la pauvreté, le manque de distraction (jeux sains) sont les principales causes de ce phénomène. La pauvreté dans nos communes fait que les filles ne soient pas prises en charge pour étudier, se vêtir, se nourrir, ou se mettre à même longueur que les autres, etc. D’où naissance d’une  prostitution précoce, qui a pour finalité les grossesses  non désirées « phénomène filles-mère », les avortements à risques, les maladies sexuellement transmissibles etc. Partant des catégories sociales, il y a des filles qui ne sortent pas parce que tous les moyens sont réunis pour vivre dans les bonnes conditions. Mais en écoutant leurs camarades de classe relater ceux qu’elles font avec les hommes, elles sont influencées de tenter ainsi une aventure sexuelle non préparée, non protégée. Voilà l’autre cause du phénomène « filles-mère».

Ténia Lizachio, fille-mère, 18 ans : « Moi je suis aujourd’hui mère de deux enfants. La première fois je suis tombée enceinte parce que je n’avais rien à faire. J’avais alors un petit ami pour me distraire.  Lorsque je suis tombée enceinte, le garçon a pris la fuite. Difficilement mes parents m’avaient pris en charge Jusqu’à l’accouchement. La deuxième fois c’est le manque de travail, c’est ainsi que j’assume seule mes responsabilités. Tout en demandant aux autorités de trouver du travail pour les fille-mère afin de nous permettre de se prendre en charge et aider nos familles ».

Gloria et Nadia kantu, 17 ans : «  Se plaignent d’être négligées par leurs parents et tentent seules de se prendre en charge. Elles sont  conscientes des risques présents à leurs parcours ».

Odette Bombula, caissière au grand Marché, 40 ans : « Nous les parents, nous sommes responsables de ce phénomène, car nous ne dialoguons pas avec nos filles, nous ne les surveillons pas non plus. Le phénomène « fille-mère » doit nous réveiller pour les surveiller davantage. En effet, nous devons bannir la honte de communiquer avec nos filles. Plutôt transmettez-les des messages essentiels. Ainsi, elles ne seront plus influencées par leurs amies, mais épargner du danger de ce phénomène. Je saisie cette opportunité pour inviter  toutes les mamans de la RD Congo à une bonne communication avec leurs filles. Ceci pour éviter l’ampleur du phénomène fille-mère dans nos communes périphériques ou non périphériques ».

Le message est lancé aux autorités compétentes de trouver des solutions idoines  pour ces filles-mères.  Des formations en esthétique et coiffure, coupe et couture, hôtellerie  et restauration seront bénéfiques pour les « filles-mère ».  Et, afin chercher à créer dans les communes de la ville de Kinshasa des activités saines qui vont réduire et épargner les filles mineures et majeures des grossesses non désirées, des maladies sexuellement transmissibles cause de l’ampleur du phénomène « filles-mère ».                           Gladys EBILE BOMBO

Publicités

Publié 5 novembre 2012 par rachidimabandu dans société

Tag(s) associé(s) : , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :